Feedback Form

Revue de presse quotidienne

Syndicate content
Flanders Today

Le CD&V fait bloc face à Di Rupo

jeudi, 02 sept. 2010
De Standaard

Ces derniers jours, le pré-formateur Elio Di Rupo (PS) s'est surtout efforcé de faire changer de cap aux démocrates-chrétiens flamands, mais sans succès.


Etant donné que Wouter Beke, président intérimaire et négociateur principal du CD&V, continue à défendre les mêmes points de vue que la N-VA de Bart De Wever, Di Rupo a voulu tenter de faire changer d'avis le Ministre-président flamand Kris Peeters. Selon les socialistes francophones, c'est en effet ce dernier qui définit la position concernant la réforme de l'Etat au sein du fameux "G4" (Kris Peeters, Yves Leterme, Steven Vanackere et Wouter Beke) qui constitue le directoire du CD&V. Di Rupo a contacté Peeters pour un entretien huit semaines après que le CD&V ait fait passer Beke à l'avant-plan. Il a fait part de son initiative à Beke, mais pas avant que Peeters n'ait informé son président de la démarche inhabituelle du pré-formateur. "Di Rupo pensait peut-être pouvoir passer au-dessus d'un président intérimaire, mais il se trompait. Il est rentré bredouille, et tout le directoire du CD&V s'est rangé encore plus étroitement du côté de Beke. Depuis quelques jours, les Flamands sentent aussi des pressions indirectes du PS. Les interlocuteurs sociaux invités auprès du pré-formateur lundi n'y sont pas étrangers, estime le CD&V. Di Rupo espérait pouvoir convaincre le syndicat ouvrier chrétien ACW, mais là encore, selon le CD&V, il a échoué. Dès lundi, Beke a répondu très explicitement à la pression de Di Rupo : "Je ne me sens absolument pas concerné par des reproches selon lesquels deux partis - la N-VA et le CD&V - voudraient précipiter le pays dans un chaos financier. Je veux expliquer à toute la Belgique que nous devons mener à bien une colossale opération d'économie (25 milliards d'euros), et que je ne peux pas commencer par distribuer 500 millions structurels (pour le financement de Bruxelles) sans garanties quant à une responsabilisation financière des régions". Aujourd'hui, Di Rupo s'entretiendra à nouveau avec Bart de Wever.


Les PME optent pour le recrutement "gris"

jeudi, 02 sept. 2010
De Standaard

Les petites et moyennes entreprises belges ont créé quelque 13.000 nouveaux emplois cette année, faisant ainsi augmenter l'emploi structurel (hors intérim ou stages d'étudiants) de 1% en 2010. Ces chiffres ressortent de l'indice trimestriel de l'emploi des PME publié par le secrétariat social SD Worx. Selon Johan Van Duyse, de SD Worx, les médias s'intéressent principalement aux licenciements massifs des multinationales ou aux campagnes de recrutement marquantes des grandes entreprises, mais passent sous silence la croissance de l'emploi dans les PME. Après le deuxième trimestre 2010, on dénombre à nouveau autant d'emplois dans les petites et moyennes entreprises que juste avant la crise, en octobre 2008. Selon Van Duyse, le recrutement des PME est marqué par quatre tendances fortes. Tout d'abord, les nouveaux emplois vont surtout oux ouvriers; ensuite, il s'agit le plus souvent d'emplois à 3/4 ou 4/5 temps; plus important sans doute, les PME recherchent de préférence des plus de 45 ans et non des jeunes; enfin, la croissance est plus forte en Wallonie (+1,8%) qu'en Flandre (+0,8%). L'élément le plus surprenant est sans doute la quantité d'emplois "gris". Les effectifs de plus de 55 ans ont même augmenté de 3% alors que le nombre de jeunes de moins de 25 ans a baissé de 2,3%. Le réseau flamand d'employeurs Voka espère que la tendance du "recrutement gris" est pérenne. Selon Paul Hegge, directeur de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Voka à Hal-Vilvorde, les PME choisissent des "travailleurs gris" à dessein car elles donnent la priorité à des postulants ayant beaucoup d'expérience. Ils sont en outre disponibles immédiatement, et l'employeur ne doit plus investir dans la formation et l'encadrement, souvent suivis d'un nouveau recrutement, explique Hegge. Les PME ont peur de voir les jeunes qu'elles ont formé s'en aller au bout d'un temps, tandis que les quarantenaires et cinquantenaires ont moins tendance à partir. Des enquêtes antérieures réalisées par SD Worx ont déjà démontré que l'expérience et la motivation des travailleurs plus âgés sont plus importants aux yeux des patrons de PME que les salaires moins élevés des jeunes. Mais il reste un doute sur le caractère durable du recrutement gris : en effet, il pourrait s'agir d'un phénomène provisoire s'expliquant par le fait que les PME ont actuellement un choix suffisant dans le vaste vivier de chômeurs plus âgés qui ont perdu leur emploi dans une grande entreprise ces derniers mois.


Des scientifiques flamands découvrent de la vapeur d'eau et du carbone dans une étoile ancienne

jeudi, 02 sept. 2010
De Morgen

En utilisant les spectromètres du télescope Herschel, une équipe de scientifiques de l'université de Leuven a découvert d'importantes quantités de vapeur d'eau dans l'héliosphère d'une étoile ancienne riche en carbone située dans la constellation du Lion. La présence de ces deux élements est précisément la condition de base permettant l'apparition de la vie telle que nous la connaissons sur Terre. Cette découverte spectaculaire a été publiée aujourd'hui dans la revue scientifique Nature.


 


Le téléscope Herschel a été lancé en 2009 par l'Agence Spatiale Européenne en vue d'étudier la formation des systèmes solaires et des étoiles, ainsi que la composition de l'atmosphère entourant les corps célestes. "La vapeur d'eau et le carbone sont les constituants de base pour l'apparition d'une vie terrestre. Nous présumions que la formation de vapeur d'eau autour de l'ancienne étoile CW Leonis était impossible", explique Leen Decin de l'institut d'astronomie de l'université de Leuven. "Le carbone et la vapeur d'eau sont produits en grandes quantités par les étoiles du même type que notre soleil. Celles-ci rejettent leur atmosphère lorsqu'elles arrivent en fin de vie. Des molécules d'eau ou de carbone ont déjà été identifiées dans ce type d'étoiles anciennes". Celle dont il est question, CW Leonis, une étoile à carbone située à 500 années-lumière de nous, est aussi l'étoile ancienne la plus proche de notre planète. Les plus grands télescopes sont à peine capables de la discerner dans le spectre visible, mais le télescope Herschel à infrarouge en est capable. "Dans l'infrarouge, c'est l'étoile la plus brillante du firmament. Les immenses quantités de particules de poussière qui l'entourent absorbent presque toute la lumière visible et émettent elles-même dans l'infrarouge. "Les réactions de fusion nucléaire qui se produisent dans les profondeurs de l'étoile convertissent l'hélium en carbone, qui remonte ensuite vers les couches externes de l'héliosphère. Les astronomes ont aussi découvert d'importantes quantités de molécules de carbone dans les vents solaires.


La N-VA ne veut plus négocier à sept

mercredi, 01 sept. 2010
De Standaard

Le pré-formateur Elio Di Rupo rencontrera aujourd'hui les principaux acteurs de la formation du gouvernement, à l'occasion de conversations privées, dans le but de rétablir la confiance entre la N-VA et son propre parti. Tout tend néanmoins à démontrer que personne ne croit encore réellement à un succès des négociations à sept.


 En public, les sept partis ne retiennent pas leurs critiques, et c'est le fameux "chèque en blanc" qui revient le plus souvent sur le tapis. Lundi, la N-VA et le CD&V ont encore refusé, par la bouche de De Wever et de Peeters, de signer ce proverbial chèque en blanc pour le financement de Bruxelles en échange de la scission de BHV. Le CD&V et la N-VA estiment que cet argent doit être lié à la nouvelle loi de financement, de manière à garantir que celle-ci verra bien le jour. Les francophones voulaient seulement coupler une partie de l'argent supplémentaire à la loi de financement; de ce fait, les négociations ont échoué et Di Rupo a dû se rendre au Palais, où le roi a refusé sa démission. Hier, les socialistes (SP.A) et les Verts (Groen!) flamands ont clairement expliqué qu'ils n'acceptaient pas que la discussion du président de la N-VA sur les dernières négociations de la pré-formation se déroule exclusivement entre la N-VA et le PS. De Wever a affirmé qu'il soumettrait aux autres partis l'accord préalablement conclu avec le PS; il espère ainsi mettre hors jeu le CDH de Joëlle Milquet, qui adopte des positions trop dures sur Bruxelles. "Tout comme De Wever, nous ne signons pas de chèque en blanc", a déclaré la présidente du SP.A Caroline Gennez.


En organisant des contacts bilatéraux, Di Rupo répond partiellement à la demande de De Wever. Mais il ne s'agit pas de véritables négociations, car dès lundi, le président du PS a rejeté expressément la proposition de De Wever visant à régler la situation entre PS et N-VA. Dans les cercles du PS, on entend dire que cette offre démontre principalement l'absence de respect de De Wever envers les cinq autres présidents de parti.


 Le PS s'est aussi irrité de voir Peeters et De Wever supputer sur des carences dans la méthode de Di Rupo, qui ne couche aucun élément des accords sur papier, mais en précisant toutefois que pour lui, ce n'est pas rédhibitoire. Le CD&V estime important de rétablir la communication entre la N-VA et le PS, et déplore la communication quelque peu abrupte des autres présidents car, selon le parti; "cela ne fait pas avancer les choses".


Le ministre Jo Vandeurzen promet une garantie de soins pour les handicapés lourds en 2020

mercredi, 01 sept. 2010
De Standaard

En cinq ans, les budgets destinés au secteur des handicapés a augmenté de 36%, tandis que le nombre de personnes attendant un soutien croissait de 50%. "C'est comme un puits sans fond", commente le ministre flamand du Bien-être Jo Vandeurzen (CD&V), qui admet qu'il ne peut faire disparaître les listes d'attente d'un coup de baguette magique. C'est pourquoi le ministre ne peut s'engager à mettre en place avant 2020 des soins garantis pour les personnes qui ont le plus besoin de soutien. Il s'agirait, en revanche, d'une garantie juridiquement contraignante. Pour y parvenir, il faut une "grande stratégie de changement" qu'il veut mettre sur les rails avec l'administration et les infrastructures pour 2020. Il explique cette stratégie dans un livre blanc qui donnne la direction que doit prendre la politique des soins aux personnes handicapées : celle de l'inclusion et de l'intégration sociale des soins. Ce dernier concept signifie, pour le ministre, qu'il attend que les services ordinaires (soins familiaux, aide aux familles, aides soignants à domicile etc) ouvrent au maximum leurs portes pour les personnes handicapées qui ont besoin de soins. La société de transports en commun De Lijn, les chemins de fer belges et d'autres services publics doivent aussi maximaliser leur accessibilité.


Le ministre veut en outre faire en sorte que les budgets "soient de plus en plus proches de l'utilisateur". Les personnes qui s'adressent à une structure de soins doit disposer d'un "bon" qui lui permet d'acheter des soins sur mesure. Celles qui préfèrent organiser elles-mêmes leurs propres soins reçoivent de l'argent sous la forme, par exemple, d'un budget d'assistance personnalisé (PAB). Pour Vandeurzen, il faut que les deux systèmes se rapprochent. Les PAB devront à l'avenir entrer dans le même système que les personnes handicapées qui se font soigner dans des établissements médicaux, d'autant que le statut des PAB est susceptible d'amélioration. En outre, le ministre travaille aussi sur un nouveau plan de gradation des soins qui permettra de mesurer la demande de façon plus précise et objective. L'accès à l'aide doit lui aussi être plus simple et plus direct. Enfin, le secteur lui-même est mis au défi d'élaborer des "alternatives intelligentes" pour la demande de soins dans l'avenir. Dix-huit projets de rénovation, pour un total de 1,2 million d'euros, ont déjà l'opportunité d'expérimenter.


 Pendant ce temps, le budget consacré aux soins des personnes handicapées continue à augmenter chaque année. Cette année, l'augmentation a été de quelque 13 millions d'euros, représentant 644 nouvelles places. Le ministre s'attend à ce que la demande pour plus de soins aux personnes handicapées continue à croître dans les dix prochaines années.


Les négociations sur le dernier volet de la réforme de l'Etat paralysées

mardi, 31 août 2010
De Morgen
Pour le patron de la N-VA, Bart De Wever, "le parti qui va fournir le premier ministre doit pouvoir oser se détacher de sa propre communauté". Par ces propos, il invite le pré-formateur Elio Di Rupo (PS) à mettre sur papier un accord entre N-VA et PS sur la loi de financement, l'argent pour Bruxelles et la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Il s'agirait d'un compromis entre les deux principaux partis, à prendre ou à laisser pour les cinq autres formations, quitte à ce que celles qui ne sont pas d'accord partent pour une cure d'opposition car De Wever n'exclut pas qu'un ou plusieurs des partis actuellement autour de la table jettent l'éponge. Dans ce cas, il faudra peut-être inviter d'autres partis pour rallier une majorité des deux tiers. La proposition de De Wever s'est heurtée à un veto immédiat d'un front francophone uni incluant le PS, que préside Di Rupo. Lors d'une conférence de presse, le pré-formateur a rejeté la quasi-totalité de la responsabilité d'un possible échec définitif de sa mission sur la N-VA. Pour Di Rupo, l'alternative à ce compromis est le chaos. Mais cette menace n'a guère impressionné De Wever et son parti, qui ne veulent pas d'un refinancement de Bruxelles s'il n'est pas lié à une révision en profondeur de la loi de financement. Interviewé dans divers studios de télévision du pays, De Wever a laissé entendre qu'il voulait des garanties solides sur papier, et il a réitéré qu'il refusait de signer un chèque en blanc pour Bruxelles. La pré-formation du gouvernement se trouve donc paralysée. Les francophones veulent de l'argent supplémentaire pour Bruxelles, et ne veulent lier que partiellement cette injection à la loi de financement revue et corrigée. Pour la N-VA, le demi-milliard que les francophones revendiquent pour Bruxelles est la seule monnaie d'échange dont disposent les Flamands pour introduire un système de responsabilité fiscale pour les entités fédérées. Dans ses interviews, De Wever s'en est pris à Di Rupo et aux francophones, mais aussi aux socialistes et aux Verts Flamands qui sont, eux, disposés à accepter le compromis de Di Rupo, fragilisant ainsi le front flamand. Chez les francophones, mais aussi au sein du SP.A et de Groen!, on prend au sérieux l'éventualité que la N-VA n'a pas du tout l'intention de conclure un compromis et veut ainsi faire s'évaporer le pays à un rythme accéléré. Mais De Wever s'en défend : "Si je ne voulais pas d'un compromis, je n'aurais pas fait de mon mieux pendant tout l'été. J'aurais arrêté les frais après trois semaines".

Pourquoi tout bloque sur l'argent pour Bruxelles

mardi, 31 août 2010
De Tijd
Echanger un surcroît de compétences pour les Flamands contre plus d'argent pour les francophones. Jusqu'aujourd'hui, cette formule semblait devoir permettre aux négociations sur la réforme de l'Etat d'aller de l'avant en Belgique. Aujourd'hui encore, le milliard et demi d'euros supplémentaire dont bénéficierait Bruxelles pendant la prochaine législature (4 ans) en échange de plus de compétences pour la Flandre et d'une scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde contribue à un compromis. Les francophones affirment en effet que Bruxelles est sous-financée. Elle génère 19% du PNB belge, mais étant donné que de très nombreux travailleurs sont des navetteurs qui paient leurs impôts en Wallonie ou en Flandre, la capitale ne peut compter que sur 8% des recettes fiscales du pays. Le manque à gagner pour le gouvernement bruxellois s'élève de ce fait, selon ses propres estimations, à 500 millions par an. En plus de cette perte fiscale, il faut aussi tenir compte des dépenses pour les routes, les trams, les bus et le métro. Le chiffre de 500 millions correspond d'ailleurs au déficit budgétaire de la région de la capitale cette année. Pour renforcer leur revendication, Di Rupo a même invoqué l'agence de notation Standard & Poor's, qui signalait dès juin que la solvabilité de Bruxelles serait compromise en l'absence de refinancement, ce qui pourrait se traduire par une baisse du rating de la région. Fin 2009, la dette bruxelloise atteignait 2,1 milliards d'euros alors que les revenus de la région ne s'élèvent qu'à 2,3 milliards. Selon le professeur de l'Université de Leuven (KUL) Koen Algoed, actuel chef du cabinet du ministre flamand du Budget Philippe Muyters (N-VA), Bruxelles n'est pas sous-financée, mais transfère l'argent aux 19 communes et à la Communauté française, ce qui laisse trop peu d'argent pour le trafic. Les navetteurs ne sont pas qu'une charge, ils constituent aussi une source de revenus, ajoute Algoed, qui signale par ailleurs que Bruxelles manque d'efficacité pour la formation et l'encadrement des chômeurs. Pour le PS bruxellois, dirigé par le Ministre-président Charles Picqué, 500 millions d'euros représentent une arme de choix, qui ferait augmenter son budget de plus d'un cinquième. Mais le parti ne veut pas s'engager à négocier sur l'affectation de ces budgets.

Une équipe gantoise déchiffre le code génétique de la pomme

mardi, 31 août 2010
Het Laatste Nieuws
Chaque année, 60 à 70 millions de pommes à croquer sont cultivées à travers le monde. Avec 18,8 kilos en moyenne, il s'agit du fruit le plus consommé en Belgique. Mais en dépit de sa valeur commerciale, les scientifiques n'étaient pas encore parvenus à déchiffrer le code génétique de la pomme, alors que c'est chose faite pour le riz, le raisin et le peuplier. L'équipe d'Yves Van De Peer, de l'Institut flamand de biotechnologie à Gand, est enfin parvenu à à identifier d'importants éléments de l'ADN de la pomme. Avec des scientifiques italiens, français, néo-zélandais et américains, ils ont remporté la course à la publication dans le très réputé journal "Nature Genetics". "L'étude de la pomme a porté sur la Golden Delicious, mais en principe, la découverte s'étend à toutes les variétés. Le scan de la pomme a coûté dix millions d'euros, financés par la province italienne du Trentin, un des principaux producteurs de pommes européens et fief de la Golden Delicious. Sur les 742,3 millions de "lettres" (brins d'ADN) de la pomme, l'équipe de Van De Peer a identifié divers gènes importants qui déterminent notamment le goût. La découverte permettra aux agriculteurs de cultiver la plus belle, savoureuse et résistante des pommes, sans qu'il s'agisse de manipulation génétique. "Nous ne touchons pas aux gènes, nous nous contentons de les identifier. Désormais, les cultivateurs pourront faire des croisements ciblés, au lieu de procéder par essais et erreurs comme par le passé. Nos recherches permettent toutefois davantage de manipulation génétique", explique Van De Peer. Les éleveurs industriels vont pouvoir bénéficier gratuitement de l'étude, car toutes les découvertes sont simplement publiées.

Leuven inaugure un service d'urgences pédopsychiatriques

mardi, 31 août 2010
De Morgen
Actuellement, il existe des listes d'attente pour les enfants de moins de quinze ans qui doivent être admis en pédopsychiatrie. Jusqu'à présent, les enfants en crise (agressivité, tendances suicidaires) devaient donc être renvoyés chez eux; seuls les jeunes entre 15 et 18 ans avaient la possibilité de se faire admettre rapidement pour un problème psychiatrique.
Mais le 1er septembre, le service de pédopsychiatrie et psychiatrie pour adolescents du centre universitaire psychiatrique de l'université de Leuven ouvrira la première consultation d'urgence pédopsychiatrique de Flandre. Les enfants de moins de 16 ans présentant des problèmes psy urgents pourront s'y adresser pour une admission d'urgence par une équipe du pédopsychiatre Peter Adriaenssens. Le nouveau service pourra admettre un maximum de huit enfants pour une période de cinq jours tout au plus. Autre nouveauté : l'avis d'un médecin sera suffisant pour permettre cette admission d'urgence. En outre, le jeune proprement dit ne devra pas nécessairement marquer son accord. L'admission d'urgence en pédopsychiatrie sera évaluée au bout d'un an.

La N-VA et le CD&V refusent un "chèque en blanc" pour Bruxelles

lundi, 30 août 2010
De Morgen
Hier, le pré-formateur Elio Di Rupo s'est rendu chez le Roi sans avoir d'accord sur la réforme de l'Etat. Toutes les parties étaient d'accord avec sa proposition de compromis, excepté la N-VA nationaliste et le CD&V démocrate-chrétien. Si ces deux formations n'ont pas accepté, c'est parce que la proposition découple l'argent supplémentaire destiné à Bruxelles et la révision effective de la loi de financement, qui règle les transferts financiers entre le fédéral et les régions et communautés. Le texte prévoyait une manne de 300 millions (par an) pour la plus petite des régions du pays, avec un important bonus dès que la réforme de la loi de financement serait une réalité. Par conséquent, le montant de 300 millions accordé chaque année à Bruxelles s'appliquerait même en l'absence de réforme. En d'autres mots, Bruxelles recevrait 1,2 milliard sur 4 ans. Pour les partis du centre droit flamands, les problèmes financiers de la Région Bruxelloise doivent plutôt se résoudre via un mécanisme de soutien financier intégré à la loi de financement. Justification : "La loi de financement est essentielle pour créer une responsabilisation dans la réforme de l'Etat". Les deux partis ne sont pas disposés à signer un chèque en blanc pour Bruxelles alors que les Flamands n'ont aucune garantie que la loi de financement sera réformée en profondeur. Une réforme de l'Etat sans responsabilisation aurait dès lors "peu de sens" selon les nationalistes flamands. Seule la responsabilisation peut faire en sorte que les entités fédérées veillent sur leurs propres ressources. Le fait que les francophones ne veuillent rien savoir d'un couplage structurel entre l'argent destiné à Bruxelles et la loi de financement fait craindre à la N-VA qu'ils n'aient jamais eu l'intention de réviser la loi.
De même, pour le CD&V, un "chèque en blanc" pour Bruxelles est inacceptable. Le CD&V est disposé à donner de l'argent à une région bruxelloise sous-financée, mais uniquement si ces fonds sont liés aux principes de responsabilisation et de solidarité qui s'appliqueront dans la nouvelle loi de financement. En outre, le parti rappelle qu'il faut économiser 25 milliards d'euros et que donner 500 millions par an à Bruxelles en échange de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde n'est pas justifié.
Le président du CD&V Wouter Beke a avancé une contre-proposition incluant 200 millions d'euros de "financement intermédiaire" pour Bruxelles en 2011 et une compensation selon la loi de financement par la suite, avec un maximum de 200 millions à partir de 2012, mais les francophones ne l'ont pas acceptée.