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Revue de presse quotidienne

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Flanders Today

Bekaert porte un rude coup à la politique industrielle flamande

vendredi, 03 févr. 2012
De Tijd

Bekaert s'apprête à supprimer 609 emplois dans ses sièges de Zwevegem, Deerlijk, Ingelmunster et Aalter (Flandre Occidentale et Orientale), plus 1250 autres en Chine. Le grand responsable est l'effondrement du marché du fil de coupe qui sert à découper les éléments en silicium des panneaux solaires et qui, en 2010, était encore la source des principaux bénéfices de l'entreprise. Hier, le gouvernement flamand avait visiblement du mal a digérer la vague de licenciements de l'entreprise. Celle-ci était pourtant un des vaisseaux amiraux de l'industrie flamande ces dix dernières années, avec un chiffre d'affaires qui était passé de 2 milliards d'euros en 2006 à 3,3 milliards en 2010. Au cours de cette évolution, Bekaert, qui misait à fond sur l'innovation, a vendu sa division de fabrication de grillage pour jouer entièrement la carte verte des panneaux solaires. L'entreprise a en outre connu une rapide internationalisation, ouvrant plusieurs sites de production en Chine pour desservir le marché asiatique. Le capital s'est lui aussi internationalisé : en 2000, les actions non-familiales de Bekaert n'étaient aux mains d'étrangers qu'à concurrence de 20% contre 90% aujourd'hui. Une croissance forte, de l'innovation (verte) et une internationalisation : c'est précisément l'ensemble de facteurs que le gouvernement flamand veut privilégier pour son industrie, et la vague de licenciements actuelle n'en est que plus douloureuse. Selon le CEO de Bekaert, Bert De Graeve, il ne s'agit pas d'un manque de compétitivité, mais d'une baisse de la demande de fil de coupe. Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V), qui est également compétent pour l'économie, confirme : "Il est injuste de pointer la gestion du doigt. Nous n'avons aucun contrôle sur le marché mondial d'un produit donné." Le gouvernement flamand souhaite remettre le personnel au travail le plus vite possible. Le cas de Bekaert n'est pas le premier en son genre pour 2012 puisqu'en janvier, le constructeur de bus Van Hool (Lier) annonçait qu'il ouvrirait sa nouvelle unité de production non pas en Belgique, mais en Macédoine. BASF a quant à lui choisi d'investir 1 milliard d'euros à Ludwigshafen au lieu d'Anvers. Enfin, cette semaine, Crown a fermé son usine de Deurne, menaçant l'emploi de 300 personnes. Le fait que l'industrie flamande ne se porte pas bien n'est donc pas nouveau. Sa part dans l'emploi et la prospérité de notre pays diminue depuis des années suite à la productivité élevée, à des délocalisations et à la sous-traitances des activités non essentielles. Pour renverser la vapeur, le gouvernement flamand a élaboré l'an dernier une Nouvelle Politique Industrielle qui se fonde sur un budget plus élevé pour l'innovation, la promotion des métiers techniques et la réorientation de l'économie vers de nouveaux marchés. Un conseil de l'industrie est chargé mettre cette politique sur les rails, et devrait présenter une série de projets fin 2012. Le Ministre-président veut maintenant recevoir sans tarder des avis du Conseil pour voir quelles autres initiatives il peut prendre en vue de soutenir l'industrie. Il a aussi l'intention, avec le SP.A, de réclamer le remboursement des 17,7 millions d'euros de soutien à l'innovation et à la formation accordés à Bekaert.


Une mâchoire flamande sort d'une imprimante

vendredi, 03 févr. 2012
De Standaard

L'opération réalisée en juin dernier au centre médical Orbis de Sittard (Pays-Bas) était une authentique première mondiale : elle a permis de remplacer entièrement la mâchoire inférieure d'une Néerlandaise âgée par une mâchoire artificielle en titane créée sur mesure par une imprimante 3D, couche après couche. Suite à une inflammation, la mâchoire de la patiente était si gravement endommagée qu'il avait fallu procéder à l'ablation. En général, ce type d'intervention requiert une opération de microchirurgie reconstructrice extrêmement lourde, qui peut durer jusqu'à seize heures et au cours de laquelle plusieurs fragments d'os provenant de donneurs sont assemblés. Mais étant donné l'âge de la patiente, les chirurgiens ont privilégié la solution d'un implant d'un seul tenant, conçu à Hasselt et fabriqué à Leuven. L'opération consistant à implanter la mâchoire a duré moins de quatre heures. "Nous avons ainsi évité à la patiente une intervention longue et risquée", explique Jules Poukens de l'Université de Hasselt, qui a pris en charge la conception de la mâchoire artificielle avec ses collègues Ivo Lambrichts et Ingeborg van Kroonenburgh. "Peu après être sortie d'anesthésie, elle a prononcé quelques mots, et le lendemain, elle était à nouveau capable de parler normalement et de déglutir." La mâchoire, avec articulation, a été imprimée couche par couche par l'entreprise LayerWise (Leuven) à l'aide d'une imprimante laser utilisant de la poudre de titane comme encre. Le processus impliquait la fusion de la poudre, rendant superflue l'utilisation de colle ou de liant. Le travail était d'une précision telle que la mâchoire artificielle prévoyait des orifices pour les insertions musculaires ainsi que des sillons pour le passage des vaisseaux et les nerfs. "La fabrication n'a duré que quelques heures", commente Peter Mercelis, ingénieur chez LayerWise, alors que les techniques classiques (fraisage ou moulage) auraient au moins exigé plusieurs jours. La mâchoire a ensuite été revêtue d'une couche de biocéramique par BioCeramics (Leiden) pour être compatible avec les tissus de la patiente. Poids de l'ensemble : 107 grammes, trente de plus qu'une mâchoire naturelle, mais sans que cette différence n'entraîne de gêne pour la patiente, selon Mercelis.


La technique d'impression 3D pour les implants médicaux n'est pas neuve. Dans le monde, des millions de personnes possèdent des implants dentaires produits de cette manière (ou selon des variantes). "Mais une mâchoire inférieure au complet, ce n'était encore jamais arrivé", poursuit Peter Mercelis. La patiente âgée se porte aujourd'hui très bien. "Dans deux semaines, on lui implantera des racines de dents artificielles sur lesquelles nous visserons ensuite une prothèse dentaire", conclut Mercelis.


Les réseaux de pistes cyclables passent au numérique

vendredi, 03 févr. 2012
De Standaard

Toerisme Vlaanderen et les services des cinq provinces flamandes vont ouvrir  ensemble aux applications numériques les données relatives aux réseaux cyclables provinciaux. Courant 2011, ils ont déjà intégré les cinq réseaux provinciaux de noeuds cyclables dans une base de données centrale. Avec cette édition numérique, ils veulent à présent jouer sur la révolution que les téléphones intelligents, les tablettes et les réseaux wifi ont déclenchée. Ils encouragent ainsi les développeurs web à élaborer des planificateurs d'itinéraires pour les cyclistes tout en donnant à ces derniers accès à une multitude d'applications pratiques et surprenantes qui assurent efficacement la promotion des atouts touristiques locaux. Peter De Wilde, administrateur général de Toerisme Vlaanderen, ouvre la porte aux acteurs privés : "A partir de 2012, les acteurs du marché privé pourront prendre une licence. Nous leur demandons toutefois de procéder à des mises à jour régulières", déclare-t-il. Cette nouvelle politique de licences invite à la créativité sur le marché numérique. Ainsi, l'entreprise flamande RouteYou a déjà signé pour le projet et a développé un planificateur d'itinéraires qui combine la planification du réseau cyclable avec l'itinéraire le plus beau, ou le plus court, vers une destination donnée. L'utilisateur peut en outre s'informer sur des attractions ou du degré de difficulté d'un parcours, ou encore examiner l'itinéraire sur un smartphone tout en roulant. fietsnet.be s'est également empressée de prendre une licence. "Cette nouvelle base de données officielle vient à point nommé pour évaluer les adaptations de nos collaborateurs bénévoles", commente Koen Mannaeerts de fietsnet.be.


Les interlocuteurs sociaux flamands veulent avoir plus de prise sur la politique

jeudi, 02 févr. 2012
De Standaard

Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) veut donner aux interlocuteurs sociaux davantage de poids dans les nouvelles compétences relatives au marché de l'emploi que la réforme de l'Etat va octroyer à la Flandre. Mais ils doivent les gagner, ce qui implique une réorganisation. Peeters leur suggère donc de suivre l'exemple des interlocuteurs sociaux fédéraux, qui prennent les engagements important dans le cadre du "Groupe des Dix", après quoi ceux-ci sont peaufinés au sein du Conseil National du Travail ou au Conseil central de l'Economie. Les syndicats et fédérations patronales se félicitent de l'offre de Peeters, mais affirment que le Ministre-président ne leur peut dicter la manière dont ils doivent s'organiser. "Nous le ferons très bien nous-mêmes, nous étions déjà en train de nous préparer". Ils ne voient pas la concertation passer par un "Groupe des Dix", mais plutôt par le Serv, le conseil socio-économique de Flandre, qu'ils constituent ensemble. Pour le porte-parole des patrons flamands, Karel Van Eetvelt de l'Unizo, qui est aussi l'actuel président du Serv, "nous avons nous-mêmes choisi les compétences à transmettre comme une priorité." Au Serv, la présidence est tournante, tandis que dans le "Groupe des Dix", c'est toujours un employeur qui préside", commente Caroline Copers du syndicat socialiste ABVV, qui ajoute toutefois : "Nous avons surtout besoin d'employeurs qui prennent enfin de véritables engagements avec nous, à l'instar des employeurs fédéraux. Aujourd'hui, ils se contentent de promettre qu'ils inciteront leurs membres à faire ce qui est convenu." Peeters a lui aussi semblé douter du fait que les syndicats envoient leurs véritables décideurs au Serv; il craint que les "pointures" fédérales ne continuent à dicter la conduite des représentants flamands. C'est en contradiction avec la révolution copernicienne (les entités fédérées deviennent le niveau le plus important) qu'il veut aussi voir les interlocuteurs sociaux adopter. Le syndicat chrétien ACV affirme que le fédéral n'est pas dominant. "Depuis 1981, l'ACV flamand est autonome." Et Caroline Copers ajoute : "Je veux surtout savoir jusqu'où Peeters va dans son offre. Pour de nombreuses compétences déléguées aux régions et communautas, les interlocuteurs sociaux ont joué un rôle important; cela va-t-il rester ainsi ?" Les deux petits interlocuteurs sociaux, le syndicat libéral ACLVB et le Boerenbond, craignent de se retrouver mis à l'écart, car Peeters a évoqué un Groupe des Cinq; mais selon le Ministre-président, il peut parfaitement compter six membres. "C'est symbolique", commente Peeters. "Le Groupe des Dix compte onze personnes; le Groupe dese Cinq peut en contenir six."


Recettes des employeurs pour la croissance

jeudi, 02 févr. 2012
De Morgen

La Belgique est officiellement entrée en récession. Jusqu'il y a peu, épargner était le maître-mot, mais aujourd'hui, l'accent semble à nouveau se porter sur la croissance économique. Alors, comment sortir de la crise et relancer le moteur ? Six dirigeants d'entreprise expliquent comment nous pouvons stimuler cette croissance. Christ'l Joris est présidente d'Etap Lightning, une entreprise qui crée des éclairages industriels et de bureau. Elle préside aussi la fédération technologique Agoria. Selon elle, les pouvoirs publics doivent soutenir les entreprises qui sont encore en Flandre, surtout celles qui emploient un personnel nombreux et se montrent innovantes. Dès que ces entreprises accroissent leurs ventes en Belgique et à l'étranger, elles créent automatiquement de nouveaux emplois. Avec son frère, Caroline Van Marcke tient les rênes du groupe homonyme, une des entreprises familiales qui réussissent le mieux en Flandre. Elle estime que l'économie flamande ne peut pas uniquement tourner sur les services, et qu'il faut créer davantage de tissu industriel. Patrick De Maesneire, qui est depuis 2009 le patron mondial du géant du recrutement Adecco, partage cet avis : "Si nous n'attirons pas d'industries, nous ne viendrons jamais à bout du chômage parmi les moins formés." Hans Bourlon est co-CEO de l'entreprise de divertissement Studio 100 et a été élu "Manager de l'Année" en 2008; il va jusqu'à dire qu'une partie de l'activité textile délocalisée en Chine pourrait revenir en Flandre, puisque le transport et le pétrole augmentent, que les salaires en Chine en font autant et que les restrictions écologiques se font de plus en plus strictes. Pour Christ'l Joris, les pouvoirs publics doivent fournir davantage d'efforts en matière de formation pour les métiers techniques, et les techniciens étrangers devraient également pouvoir venir travailler en Belgique plus facilement afin de remédier à la pénurie de profils techniques dans les entreprises. Joris estime aussi que les travailleurs belges partent à la retraite (anticipée) bien trop tôt, et qu'une grande quantité d'expérience est ainsi perdue. Le taux de chômage élevé parmi les jeunes et les moins formés est aussi un problème fondamental. C'est pourquoi, selon De Maeseneire, les jeunes doivent décrocher un premier emploi, quel que soit le salaire, afin de pouvoir avancer au moins une expérience professionnelle. Wouter Torfs, CEO de l'entreprise familiale Chaussures Torfs, un des champions du retail flamand, estime qu'il faut s'attaquer au piège du chômage. La différence entre les allocations de chômage et le premier salaire doit s'accentuer, pour que les chômeurs soient motivés à travailler. Il considère qu'il faut aussi protéger le pouvoir d'achat, et à cette fin, le consommateur doit garder confiance, être sûr de ses revenus, de son travail et de sa pension : "Nous devons donc nous mettre en quête d'un mécanisme qui permette au consommateur de conserver son pouvoir d'achat et de garder un même montant net, sans que les coûts salariaux n'augmentent pour les employeurs." Selon De Maeseneire, il n'y a qu'une façon pour l'Etat de créer une marge pour stimuler l'économie : économiser sur la sécurité sociale. Torfs estime qu'il faut réadopter une politique orthodoxe pour les finances publiques : "Nous ne pouvons pas harasser de dettes les prochaines générations." Et pour Jo Van Biesbroeck, directeur pour l'Europe occidentale du géant brassicole AB Inbev, il est important que les autorités et institutions nationales et européennes procèdent à la fois à des économies mûrement réfléchies et à des investissements qui le seront tout autant. Caroline Van Marcke est entièrement d'accord, et trouve l'approche européenne trop axée sur la réduction de la dette. Elle attend davantage de l'Europe qu'elle soutienne la croissance dans les PIGS (Portugal, Irlande, Espagne, Italie, Grèce). Tant le monde politique que les entreprises doivent cultiver une vision à long terme, estime-t-elle. "La dictature des chiffres trimestriels ne nous aide pas. Elle empêche les entreprises d'investir. Nous devons réfléchir à une manière de distinguer, sur le long terme, notre économie des autres." Selon Van Biesbroeck, il faut utiliser au mieux les ressources disponibles et investir les économies dans l'innovation. Ce sont des principes qui peuvent s'appliquer aussi bien dans le public que dans le privé; mais il convient de bien les expliquer aux travailleurs et à la population. Cependant, selon De Maseneire, il n'existe pas de marge budgétaire pour les stimuli, et la Belgique ainsi que l'Europe de l'Ouest doivent être rendues attrayantes pour les investisseurs et les entreprises grâce à des coûts salariaux compétitifs et à une fiscalité simple. Enfin, Van Biesbroeck estime que l'Europe doit épurer sa politique en matière d'emploi au profit de la compétitivité dans les divers pays.


"L'habileté n'est pas l'apanage des garçons"

jeudi, 02 févr. 2012
De Standaard

Les yeux écarquillés, Kimberly contemple les émetteurs et les pièces de satellites produits à Antwerp Space. Cette entreprise de Hoboken conçoit des émetteurs spéciaux pour satellites et participe entre autres à la création du système européen de navigation Galileo. Rien de bien flashy, mais les onze écoliers qui visitent l'entreprise sont impressionnés. "Nous n'avions encore jamais rien vu de tel", commente Kimberly qui, en sixième primaire, suit la présentation avec un grand intérêt. Hier, Antwerp Space était l'une des 24 entreprises flamandes et bruxelloises à ouvrir leurs portes à un groupe d'écolières, et c'est un total de 662 jeunes filles qui ont ainsi participé au "Technogirls-Dag". Cette journée d'initiation à la technologie est une initiative d'Agoria, la fédération de l'industrie technologique, qui souhaite ainsi encourager les jeunes filles de onze et douze ans à opter, à terme, pour une carrière dans le secteur technologique. A Antwerp Space, on a voulu montrer aux enfants que choisir une formation technique n'est pas un pis-aller par rapport à l'enseignement secondaire général. "L'éducation ne doit pas devenir un processus éliminatoire", explique Sofie Appelmans, administratrice d'Antwerp Space. Il est vrai que la technologie n'est guère populaire chez les filles : parmi les étudiants suivant des formations technologiques 10% à peine sont de sexe féminin. Et dans les entreprises proprement dites, les femmes ne constituent que 13% des effectifs. "C'est dommage, car des qualités typiquement féminines comme la communication, la précision et l'esprit d'équipe sont importantes. En outre, de telles études sont extrêmement enrichissantes pour les filles", argumente Wilson De Pril, d'Agoria Vlaanderen. "Les entreprises technologiques sont par ailleurs aux prises avec une pénurie de  personnel compétent. C'est pourquoi nous voulons promouvoir la technologie auprès des jeunes filles." Mais même si celles-ci ne feront de projets d'avenir concrets que dans quelques années, le secteur technologique les intéresse déjà. En cadeau, elles ont ramené chez elle une calculette rose : de quoi déclencher quelques cris et rires, et faire mettre provisoirement de côté le fer à souder. Les filles restent des filles.


Peeters: "Il va falloir écouter davantage la Flandre"

mercredi, 01 févr. 2012
De Morgen

Le fait que le Vice-premier ministre fédéral Vincent Van Quickenborne (Open VLD) ait annoncé que l'homme d'affaires chinois Fen Jun s'intéresse à la Belgique n'a guère plu au Ministre-président Kris Peeters (CD&V). "S'attribuer le mérite d'un succès avant que la décision ne soit définitivement tombée n'apporte aucune valeur ajoutée. Si les choses tournent mal en fin de compte, je trouverais cela très dommage, surtout pour Flanders Investment & Trade (FIT), qui a travaillé jour et nuit sur ce dossier." Il réfute le fait que ces propos aillent à l'encontre d'un fédéralisme dans le cadre duquel régions et fédéral travaillent main dans la main. Selon ses propres dires, Peeters promeut la Flandre et la Belgique lors de ses missions commerciales, mais il n'en approuve pas moins une saine concurrence entre les divers niveaux de compétence. Toutefois, "nous ne devons pas en arriver à tenter de nous évincer mutuellement pour remporter l'une ou l'autre victoire", ajoute-t-il. Peeters est un fervent partisan du modèle dans lequel le niveau fédéral est au service des régions, surtout sur le plan de la diplomatie économique. La communication entre les différents niveaux ne passe pas toujours à la perfection, comme le démontrent les malentendus sur les compétences à transférer. C'est pourquoi Peeters revendique une concertation formelle, car il dirige un gouvernement où siège un parti - la N-VA - qui n'est pas présent au fédéral. En 2014, les élections régionales et fédérales coïncideront, et Peeters craint que les thèmes fédéraux ne prennent le dessus. C'est pourquoi il veut tout faire pour veiller à ce que les élections ne coïncident plus dans l'avenir. Les parlements pourront trancher la question. Peeters veut aussi "flamandiser" la concertation sociale. Si le Groupe des Dix (groupements d'intérêts des employeurs et de travailleurs) mène actuellement la concertation au niveau fédéral, Peeters voudrait que les prochaines compétences qu'obtiendra la Flandre, comme la politique du marché de l'emploi, attribuent la concertation sociale à un Groupe Flamand des Cinq qui ne s'opposera pas pour autant au Groupe des Dix. Il espère que les syndicats seront eux aussi disposés à participer à cette concertation, mais comprend que cela n'ira pas de soi. Pour Peeters, la Belgique doit devenir un fédéralisme adulte. C'est dans ce cadre qu'il accompagne le Ministre-président néedrlandais Mark Rutte en mission : "Nous allons organiser une conférence de presse commune avec la Rhénanie du Nord-Westfalie à Anvers, et j'ai reçu hier une demande du ministre wallon de l'économie Jean-Claude Marcourt pour que nous nous rendions ensemble au Myanmar. Je trouve cette évolution positive." L'éventualité que le Palais préfère le voir partir en voyage avec le Ministre-président wallon plutôt qu'avec son homologue néerlandais ne le trouble pas : "Le Palais n'a pas à s'en mêler. C'est en premier lieu notre responsabilité, le commerce extérieur est principalement une compétence régionale. Les chiffres démontrent que la Flandre est le moteur économique de la Belgique : nous représentons 60% de la population, 70% du PNB et plus de 80% des exportations. Et si on oublie ça et le moteur se grippe ou s'arrête, c'est la Flandre qui en souffrira, mais aussi le reste de la Belgique."


Peeters convoque les banques

mercredi, 01 févr. 2012
Het Nieuwsblad

Vendredi dernier, le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a convoqué les banques à son cabinet. Un récent rapport du département Economie, Science et Innovation (EWI) l'inquiète, car il montre clairement que les banques se font à nouveau plus strictes dans l'octroi de crédits aux entreprises, surtout les petites sociétés. Elles exigent des garanties plus élevées, rognent sur les montants accordés et augmentent leurs taux d'intérêt. Bien que la situation ne soit pas encore aussi dramatique qu'après la crise bancaire de 2008, Peeters craint à nouveau de sérieuses conséquences économiques. "La première condition pour la croissance économique, c'est un bon crédit. C'est seulement si les entrepreneurs peuvent investir que notre économie peut se redresser." Avec une certaine insistance, il a demandé au secteur financier de "prendre ses responsabilités". Le patron de la fédération Unizo (PME et indépendants), Karel Van Eetvelt, partage l'inquiétude de Peeters. Il constate aussi que les conditions d'obtention d'un prêt sont devenues plus strictes et qu'il faut beaucoup plus longtemps pour que la banque marque son accord. Bien que selon Peeters, les banques aient "explicitement fait montre de leur bonne volonté" au cours de l'entretien, il ne les en a pas moins renvoyées à la règlementation en matière de garanties que le gouvernement flamand a mise sur pied, et par laquelle la Flandre donne aux banques des garanties pour les prêts qu'elles accordent aux PME. Cette réglementation a déjà permis à 7100 entreprises d'obtenir un crédit et d'investir pour 2 milliards d'euros. Ces prochains mois, des fonctionnaires des pouvoirs publics flamands vont d'ailleurs donner des formations aux banquiers pour mieux les familiariser avec cette réglementation, dans l'espoir qu'ils auront davantage tendance à accorder des crédits aux entreprises.


C-Mine remporte le prix flamand "Thuis in de stad"

mercredi, 01 févr. 2012
Het Laatste Nieuws

"Thuis in de stad" (littéralement : "chez soi en ville") est un prix attribué aux villes qui réalisent des projets innovants. La onzième édition de cette distinction est allée  à C-Mine (Genk, dans le Limbourg) qui remporte ainsi un prix en espèces de 75.000 euros. "Nous consacrerons cet argent à une fête populaire que nous organisons fin avril à C-Mine", commente Wim Dries, bourgmestre de Genk, qui poursuit : "Cet argent reviendra donc aux habitants de Genk, car C-Mine est aussi leur projet." Le jury qui a décerné le prix a qualifié C-Mine d'exemple de projet urbain innovant en Flandre. "Nous avons osé transformer un ancien site minier désaffecté en centre pour le tourisme, la culture, l'enseignement et l'économie créative, le tout dans le respect du passé", témoigne le bourgmestre, qui pourra bientôt installer à C-Mine une vitrine pour exposer les trophées - pas moins de dix - que le nouveau centre culturel a déjà remportés. C-Mine doit aussi devenir une attraction touristique. "En avril, nous inaugurerons une nouvelle attraction : la C-Mine Expeditie, qui recrée l'expérience du métier de mineur dans une ancienne galerie. Nous disposons aussi du centre culturel, et C-Mine entend aussi devenir la Mecque de l'économie créative, qui donne aux entrepreneurs ayant des idées innovantes l'opportunité de lancer leur entreprise." Pour Wim Dries, le prix "Thuis in de stad" vient récompenser des années de travail et d'investissement dans C-Mine.


L'écrivain Ivo Michiels remporte l'America Award 2012

mercredi, 01 févr. 2012
De Morgen

L'écrivain flamand Ivo Michiels a remporté l'America Award 2012 pour sa contribution de toute une vie à l'écriture internationale. C'est la première fois que ce prix va à un auteur flamand. L'America Award se décrit comme une alternative modeste au Prix Nobel de Littérature. Harold Pinter (1995), José Saramago (2004) et Javier Marias (2010) l'ont déjà reçu. Le jury de l'America Award est composé chaque année de poètes, écrivains, dramaturges et critiques littéraires américains. La récompense n'est assortie d'aucun prix en espèces. Ivo Michiels a publié en 2011 "Mag ik spreken?" (Puis-je parler?), un livre dans lequel il a retravaillé son cycle en dix volumes Journal Brut (1983-20001) en un ensemble neuf et accessible. Michiels a rompu avec le récit classique et a fait des expériences sur le langage dans des monologues associatifs où souvenir et fiction, évocations et citations se téléscopent, tant dans "Journal Brut" que dans le cycle Alfa. Une traduction anglaise du "Journal Brut" et de "Orchis Militaris" (1968) paraîtra bientôt chez l'éditeur Green Integer, qui prévoit aussi de publier les autres parties du cycle Alfa : "Het boek Alfa", "Exit", "Samuel o Samuel" et "Dixi(t)". Agé de 89 ans, Ivo Michiels (pseudonyme de Henri Ceuppens) est né à Mortsel (Anvers) en 1923. Il vit et travaille depuis 1979 dans le sud de la France, et a reçu plusieurs distinctions belges et étrangères.