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Revue de presse quotidienne

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Flanders Today

Pour des réunions sans papier

samedi, 18 mai 2013
De Standaard

Les ingénieurs civiles en science informatique Bram Vandewalle et Sander Goossens (tous deux 24 ans) étaient encore sur les bancs de l'université l'an dernier; aujourd'hui, ils travaillent à temps plus que plein dans leur propre société de logiciels, Endare; Ils ont réalisé eux-mêmes leur premières applis - une appli BD pour Blackberry, un outil de mindmapping et une aide au stationnement -, qui n'étaient à l'origine que des hobbys. Avec Unite, c'est plus sérieux : cette aplication, qui n'est encore disponible que pour l'iPad, est destinée à rendre les réunions plus brèves, plus efficaces et plus agréables. Elle permet à ses utilisateurs de consulter, en cours de réunion, l'ordre du jour et tous les documents pertinents, de prendre des notes dans ces documents, de travailler ensemble sur un même croquis ou d'examiner leurs dessins mutuels.


Cette appli accessible est compatible avec d'autres SaaS comme Dropbox, Google Docs et Outlook. Elle est soutenue par une architecture complexe nécessaire pour garantir le fonctionnement en temps réel, la confidentialité et le backup automatique des données. Unite est constamment relié aux serveurs d'Endare par 3G.


Les précédentes versions d'Unite ont été testées dans divers environnements professionnels, après quoi Bram et Sander ont interviewé les utilisateurs pour collecter leur feedback et peaufiner l'application. "Nous avons constaté que les réunions tirent souvent en longueur et manquent d'efficacité", explique Sander. "Grâce au feedback des utilisateurs, nous avons bien dû adapter Unite une centaine de fois, mais sans jamais nous écarter de notre ligne."


C'est en septembre 2011 que Vandewalle et Goossens, encore étudiants à l'époque, arrivent à la conclusion que les tablettes feront bientôt partie intégrante de la vie professionnelle. Ils décident de mettre au point un outil rendant le papier superflu lors des réunions. Ils passent trois jours par semaine au Startup Garage, la structure de coworking d'iMinds, un institut de recherche stimulant l'innovation informatique pour le compte de l'autorité flamande et en collaboration avec des pairs. iMinds a mis les deux entrepreneurs en herbe en contact avec des testeurs potentiels, et les soutient financièrement au moyen de prêts convertibles qui seront ultérieurement transformés en parts sociales d'Endare.


Aujourd'hui, Bram et Sander ont leur propre bureau et attendent impatiamment le lancement d'Unite, prévu pour jeudi. L'utilisation de l'appli est gratuite pendant le premier mois suivant le téléchargement. Pour pouvoir continuer à s'en servir, il faut ensuite passer à un abonnement mensuel. D'après le business plan, Unite doit compter 200 licences (entre 15 et 25 euros par mois, en fonction du nombre d'utilisateurs par entreprise) fin septembre. "Si notre outil leur permet de gagner cinq minutes par réunion, le montant est immédiatement amorti", calcule Sander Goossens. Comme dans toute startup qui se respecte, les deux fondateurs font tout eux-mêmes sauf le design de leurs applis et la comptabilité. Ils se chargent du helpdesk, font leur promotion dans les salons professionnels et pour de jeunes entrepreneurs, ils semblent très mûrs, réalistes, mais néanmoins enthousiastes.


'Salamander' entame une carrière internationale

samedi, 18 mai 2013
De Standaard

Salamander, la série du dimanche soir diffusée par l'émetteur public flamand Één sera repris par la BBC Four le samedi soir. C'est la toute première série flamande de fiction que l'on pourra voir sur la chaîne britannique créée en 2002, et qui a déjà 'fait' plusieurs succès internationaux. C'est l'émetteur qui a choisi des séries comme The Killing et Borgen, de la télévision danoise, pour les diffuser en primeur (et en vo sous-titrée), déclenchant un hype mondial. Le fait que Salamander soit proposé le samedi soir à la même heure que les deux séries en question en dit long. Sue Deeks, directrice de la programmation de BBC Four et à qui la presse d'outre-Manche attribue la 'découverte' de The Killing, se montre enthousiaste envers Salamander qu'elle décrit comme un thriller politique prenant et fulgurant qui cadre parfaitement avec la grille du samedi soir. En même temps, on prépare au Canada un remake de la fiction flamande. Salamander commence par un hold-up d'envergure dans une banque privée bruxelloises : dans 66 coffres de personnalités occupant les plus hauts échelons du pays sont dérobés des documents qui y séjournaient depuis des années car leur existence ne pouvait être révélée. Le persévérent policier Gerardi (incarné par Filip Peeters) a vent de l'affaire et décide de mener l'enquête. A partir de ce moment, il va devoir courir pour sauver sa vie.


La série a été tournée pour le compte de Skyline Entertainment, le producteur à qui l'on doit notamment Aspe et De Rodenburgs pour VTM, mais aussi des films comme 'Groenten uit Balen' et 'De Hel van Tanger'. "Nous avons toujours dit que qualité et succès public n'étaient pas nécessairement antinomiques", commente Jan Theys, propriétaire de Skyline. Hier, les félicitations affluaient de partout. Même la ministre des Médias Ingrid Lieten (SP.A) s'est manifestée. "J'ai toujours trouvé que la Flandre devait soigner ses talents télévisuels créatifs, et c'est pourquoi nous avons créé le Mediafonds, pour pouvoir donner un petit coup de pouce à ces talents", a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse. Tant l'idée de la série que le scénario sont de la main de l'ex-journaliste Ward Hulselmans, à qui l'on doit déjà les scénarios de nombreuses séries flamandes populaires.


'La technologie flamande est présente dans tous les avions modernes"

vendredi, 17 mai 2013
De Standaard

A la mi-juin, 22 entreprises flamandes spécialisées dans l'aérospatiale se rendront au salon annuel du Bourget. La délégation flamande sera la plus importante à s'y être jamais déplacée. Un total de 60 entreprises belges y participent. De ce fait, le pavillon belge sera un des dix plus grands du salon. Le Bourget-Paris Air Show rassemble pas moins de 2100 exposants et attire 350.000 visiteurs.


L'aéronautique flamande se rend au Bourget pleine d'ambitions, confie le managing director Guy Putman de la fédération sectorielle Flag (Flemish Aerospace Group). "La technologie flamande est présente dans tous les avions modernes. Nos entreprises aéronautiques s'adressent à des produits de niche hautement technologique. Ainsi, chaque superjumbo Airbus - l'A 380 - possède des pièces fabriquées par treize entreprises flamandes."


Les articles en question vont des écrans aux matériaux composites et aux capteurs satellites en passant par des systèmes de navigation GPS et des formations pour pilotes. Il s'agit d'entreprises connues comme Asco Industries, Sabca Limbourg, Imec ou Barco, mais aussi de petites PME et d'instituts flamands de recherche comme le Vito.


Pour la première fois, une délégation de la (petite) industrie spatiale flamande participera également au salon. Le secteur est en pleine croissance, affirme le porte-parole Hans Bracquené : plus de 5 pour cent par an, avec un chiffre d'affaire qui dépasse largement les 200 millions d'euros. Ensemble, aéronautique et spatial emploient 13.000  personnes.


Pour le gouvernement flamand, il s'agit d'un secteur de pointe dans la Nouvelle politique industrielle, dont l'agence régionale Flanders Trade & Investment (FIT) contribue à faire la promotion au Bourget. Selon son CEO Claire Tillekaerts, le secteur se trouve face à d'importants défis pour recruter suffisamment de personnel technique formé. Guy Putman, de Flag, est satisfait du soutien de la Flandre. "Durant les missions commerciales, nous sommes un peu les 'bleus' face à nos collègues du diamant ou du draguage. Mais nos ambitions sont justifiées. La croissance de l'aéronautique n'est pas terminée, au contraire. Actuellement, on recense 80.000 vols d'Airbus par an, et on prévoit que ce chiffre doublera d'ici dix ans. Il faut que nous soyons prêts, en continuant à investir pour une aéronautique plus silencieuse et plus verte."


 


La Chine importe de plus en plus de diamants anversois

vendredi, 17 mai 2013
De Tijd

L'an dernier, un tiers des diamants taillés à Anvers ont pris le chemin de la Chine, qui dame ainsi le pion aux USA comme premier importateur de diamants. En 2012, Anvers a envoyé un peu plus de 31% de ses diamants taillés en Chine, et depuis cinq ans, les exportations anversoises vers ce pays ont augmenté de près de 75 pour cent. La Chine possède une classe moyenne en augmentation, qui est prête à dépenser de l'argent pour des bijoux. Les bagues de fiançailles avec diamant sont particulièrement appréciées. La plupart des tailleurs de diamants se trouvent non plus à Anvers, mais en Inde. Et en Chine également, la taille du diamant est en pleine croissance. Anvers y envoie souvent les pierres brutes pour les y faire tailler avant de les récupérer. Il est donc fort possible que des joailliers chinois fassent revenir les gemmes en Chine. En avril, la Chine a importé pour 55.768 carats de diamants, soit une somme de 116,6 millions de dollars (90,5 millions d'euros). Les USA ont importé 39.290 carats, mais pour un montant de 240 millions de dollars (186 millions d'euros). Au niveau des exportations, 72.324 carats sont sortis vers la Chine, soit 142.5 millions de dollars (110,5 millions d'euros), tandis que les USA représentent près de 80.800 carats, soit 311,65 millions de dollars (241 millions d'euros). Anvers joue un rôle important dans le commerce mondial des pierres brutes, dont 80%  environ y transitent.


Les startup flamandes ont la cote aux USA

vendredi, 17 mai 2013
De Tijd

Argus Labs, l'entreprise de Filip Maertens, a levé 500.000 euros pour poursuivre le développement de l'appli pour smartphone Jini, qui devrait être disponible pour le grand public cet été. L'application intelligente Jini est un conseiller personnel de l'utilisateur du smartphone. Une série de capteurs et de fonctionnalité du smartphone permettent à Jini de récolter diverses informations concernant l'utilisateur : sa position, ses mouvements, le type de musique qu'il écoute, combien de temps il dort, fait du sport... Avec l'autorisation de l'intéressé, l'app transpose ces données en conseils personnels pour "améliorer spectaculairement la vie de l'utilisateur". Argus Labs va également travailler davantage depuis la Silicon Valley. Les personnalités qui soutiennent le projet sont impressionnantes : il s'agit notamment de Young Sohn, directeur Stratégie de Samsung Electronics, et de Marco De Ruyter, ancien directeur opérationnel de Viacom pour l'Europe du Nord.


Les Gantois Jan Hollez et Zhong Yuan Xu, développeurs du système de paiement Posios, ont eux aussi conclu un contrat outre-Atlantique. Posios va distribuer son système de caisse mobile pour l'horeca, le "Restaurant Butler", avec une plateforme de paiement de Merchant Warehouse, un grand acteur américain en progression rapide dans le créneau des systèmes de paiement. Plus tôt dans l'année, Posios a déjà conclu un accord similaire avec Griffin. L'appli transforme les iPhones et iPads en véritables caisses mobiles pour les restaurants et commerces. La caisse est intégrée au site internet avec les commandes en ligne, les promotions et les paiements. Hollez et Yuan Xu sont dans une niche en croissance : de plus en plus de pays imposent une 'boîte noire' dans l'horeca pour lutter contre le travail au noir.


Premier tunnel aérodynamique pour vélos au monde

vendredi, 17 mai 2013
Het Laatste Nieuws

Le gouvernement flamand va accorder un soutien de 500.000 euros à la Bike Valley dans la province de Limbourg, un tunnel aérodynamique destiné à tester les vélos et leurs accessoires. Le projet rassemble le constructeur de vélos Ridley, le fabricant de vêtements cyclistes BioRacer, le fabricant de casques Lazer, l'institut de recherche Energy Labs et l'entreprise Golazo, active dans le management sportif. Actuellement, les entreprises ou équipes de coureurs qui veulent tester de nouveaux produits ont recours à des tunnels aérodynamiques prévus pour les voitures. Bike Valley sera le premier tunnel au monde spécifiquement conçu pour le vélo.


Koen Vanmechelen remporte l'oscar de l'art des médias

vendredi, 17 mai 2013
Het Belang van Limburg

Koen Vanmechelen (47 ans) a remporté le  'Golden Nica', principal prix international dans l'univers de l'art des médias, pour son projet Cosmopolitan Chicken Project, devançant ainsi 567 autres candidats. Depuis 1987, l'organisation autrichienne Ars Electronica décerne chaque année des prix à des oeuvres d'art numériques, électroniques et interactives. Cette année, 73 pays avaient soumis 4071 projets dans sept catégories. Vanmechelen a remporté son Golden Nica - qu'on appelle aussi l'Oscar des médias - dans la catégorie 'art hybride'. "Evidemment, je suis content parce que j'ai gagné justement dans cette catégorie", comment Vanmechelen qui part aujourd'hui pour Venise afin de préparer sa participation à la biennalle. "L'histoire que je raconte dans le CCP parle de croisements, pas seulement au niveau des matériaux et des disciplines, mais aussi des concepts." Le prix sera remis en septembre dans la ville autrichienne de Linz, où Vanmechelen exposera. Il inclut une bourse de 10.000 euros. "Elle sera investie dans le projet. Nous en sommes à notre dix-septième génération de poulets." Mais Vanmechelen ne se repose pas sur ses lauriers : en plus d'une exposition en solo à Washington, des activités à Wageningen, Venise, Watou, Amsterdam et à La Havane sont également prévues.


Limbourg : les usines de l'avenir reçoivent 1,3 millions d'euros de support

jeudi, 16 mai 2013
Het Belang van Limburg

Le Ministre-président flamand Kris Peeters, également compétent pour l'économie, prévoit 1,3 million d'euros pour trois grands projets d'innovation dans le Limbourg. Les subsides s'inscrivent dans le cadre de la Nouvelle Politique Industrielle par laquelle le gouvernement flamand entend rénover l'industrie. Ce plan se fonde sur 50 actions qui doivent garantir l'avenir de l'industrie en Flandre. En 2011, le gouvernement flamand a lancé un premier appel à projets dans ce cadre, et un second l'an dernier. Le gouvernement a retenu 21 des propositions introduites, et celles-ci vont obtenir de la Flandre un total de 8,3 millions d'euros.


Ces propositions sont centrées sur des projets clés (en microtechnologie, nanotechnologie, biotechnologie, photonique etc.) qui ont besoin d'un coup de pouce supplémentaire. Parmi les dossiers retenus, trois sont originaires du Limbourg. Le premier est la centrale énergétique virtuelle de Lummen-Zolder, dans lequel une série d'entreprises du secteur de l'électricité et de la construction coopèrent pour créer un réseau intelligent sur le terrain industriel de Lummen-Zolder Zuid. Les zonings d'entreprise permettent souvent de produire d'importantes quantités d'énergie verte, mais cela peut causer des problèmes si cette énergie doit être entièrement injectée sur le réseau. A Lummen-Zolder, il est par exemple possible de faire descendre des cellules de surgélation à des températures encore plus basse lorsqu'il y a excédent d'électricité, de manière à créer une réserve. Une telle centrale virtuelle coûte moins cher que les installations classiques, rejette moins de CO2 et permet d'utiliser plus efficacement le courant électrique dans les entreprises industrielles. L'objectif est d'implanter ce type de centrale virtuelle sur d'autres terrains. Le deuxième projet est la Bike Valley de Beringen-Paal, un partenariat d'entreprises spécialisées dans le cyclisme telles que Ridley Bikes, Bio-Racer, Energy Lab, Lazersport et Flanders' Drive comme organisme de savoir. Ensemble, elles vont investir dans la construction d'un nouveau tunnel aérodynamique à Beringen-Paal. Celui-ci permettra d'accélérer le développement des nouveaux produits et leur commercialisation. Les entreprises cyclistes limbourgeoises ont ainsi un atout en mains pour contrer la concurrence internationale. Le troisième projet est la centrale électrique flamande de l'avenir. Le gestionnaire de réseau Elia et les fournisseurs d'énergie sont obligés, chaque trimestre, d'équilibrer l'offre et la demande d'électricité, ce qui s'effectue presque exclusivement au moyen de centrales électriques au gaz, réactives, coûteuses, et émettant beaucoup de CO2. Le projet 'centrale électrique de l'avenir : orientation de la demande pour les consommateurs industriels', doit offrir une alternative. Dans le cadre de ce projet, cinq fédérations de l'industrie du froid, alimentaire, et du papier ainsi que l'entreprise REstore approcheront individuellement 25 grands consommateurs pour optimaliser l'offre et la demande sur le réseau d'Elia, en interrompant temporairement leur consommation ou en la reportant à un autre moment. Cette méthode permettra aux 25 entreprises de fonctionner comme une sorte de centrale électrique virtuelle de l'avenir.


Le 'plus grand parc logistique' de Flandre

jeudi, 16 mai 2013
Het Nieuwsblad

Le dock de Kluizen, récemment aménagé dans le port de Gand, va accueillir le centre de distribution logistique WDPort of Ghent Logistic Park, qui couvrira une superficie de 180.000 m². "C'est l'idéal pour les connexions ferroviaires, routières et fluviales", déclare Joost Uwens de WPD, premier loueur d'entrepôts dans le Benelux. Atout complémentaire pour les entreprises : le terrain du dock de Kluizen n'est pas soumis au régime du travail portuaire; il échappe donc à l'obligation de travailler avec des dockers, souvent plus chers que d'autres ouvriers. WDP est à la recherche de locataires, mais si tout se passe bien, le dock accueillera une plateforme de distribution incluant des entrepôts normaux, un espace pour les entrepôts ferroviaires "où les trains peuvent pénétrer entièrement", des cross-docks pour les biens commandés par Internet, du stockage en plein air et en conteneurs.


"Nous serons la plus grande plateforme de distribution de Flandre", poursuit Uwens. "Nous avons l'intention d'accueillir notre prochain client en milieu d'année prochaine, et d'ici cinq ans, nous aimerions que tout soit prêt. En fonction de ce qui sera construit - à la demande des locataires -, l'investissement ira de 70 à 90 millions d'euros. A terme, le projet pourrait créér 300 à 600 emplois pour la région gantoise." Daan Schalk, CEO de la Régie portuaire, ajoute : "En l'occurrence, nous voulons aller au-delà du transbordement et du stockage de conteneurs. Nous voulons aussi créer une valeur ajoutée au niveau de la distribution." La ministre Crevits, qui participait à la présentation du projet - s'en réjouit. "La Flandre a investi 200 millions dans le dock de Kluizen, et je suis heureuse de voir que cet investissement porte ses fruits."


L'Université de Gand choisit une rectrice

jeudi, 16 mai 2013
De Morgen

La généticienne Anne De Paepe (57 ans) va devenir la nouvelle rectrice de l'Université de Gand. L'éthicien Freddy Mortier prendra la fonction de vice-recteur. Hier, tard dans la soirée, le Conseil d'administration de l'Université a choisi pour la première fois dans l'histoire de l'institution de confier la fonction suprême à une femme. "Mais je ne suis pas une femme de paille", affirme De Paepe. "Le conseil d'administration compte beaucoup de sages. Ils ne décideraient jamais sur la base d'un seul élément. Freddy Mortier et moi-même avons présenté notre vision et je les ai manifestement convaincus." Anne De Paepe est actuellement vice-doyenne de la faculté de médecine. En lui confiant les rênes, on espère certainement que les ressources destinées à la recherche arriveront (plus) rapidement à Gand. La préférence de l'autorité universitaire pour Anne De Paepe est remarquable. Au début de la campagne électorale, elle s'était présentée comme le sparring partner de Mortier. Il se présentait au rectorat, elle au vice-rectorat. "C'était la relation au début", explique-t-elle. "Cela semblait le choix le plus logique. Le recteur actuel, Paul Van Cauwenberghe, provient tout comme moi de la faculté de médecine et deux recteurs successifs venant de la même faculté, cela semble difficile à accepter. Mais progressivement, il est devenu clair que la répartition des tâches pouvait être différente." C'est le conseil d'administration qui a tranché hier, à huis clos : De Paepe assurera la fonction suprême et Mortier celle de vice-recteur. "Pour moi, le rectorat et le vice-rectorat sont une tâche partagée. Je crois que ce qui est surtout important, c'est que nous faisons en sorte que l'université se mette à l'avant-plan. Le fait que je sois la première femme à occuper ce poste est surtout important pour mes jeunes collègues féminines. C'est un signal leur disant qu'elles peuvent croire dans leurs chances, et qu'elles sont nettement meilleures qu'elles ne le pensent peut-être elles-mêmes", a conclu De Paepe.